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L’épreuve anticipée de français

L’épreuve anticipée de français se déroule à l’issue de la classe de Première pour toutes les séries. Elle comporte une épreuve écrite et une épreuve orale. Elle s’appuie sur des objets d’étude.

LE PROGRAMME

Pour les séries ES et S : cinq objets d’étude

- Étude d’un mouvement littéraire et culturel français et européen du XVIe, XVIIe ou XVIIIe siècle. Par exemple, au XVIe siècle, l’Humanisme ; au XVIIe siècle, le baroque ; au XVIIIe siècle, les Lumières. A noter que cet objet d’étude ne peut être traité qu’à l’épreuve orale.
- La poésie : forme et évolution.
- Le théâtre : texte et représentation.
- Convaincre, persuader et délibérer : la fable, le conte philosophique, l’essai.
- Le roman et ses personnages : visions de l’homme et du monde.

Pour la série L : sept objets d’étude

- Les mêmes que précédemment
- L’autobiographie
- Les réécritures

N.B. Les textes et œuvres intégrales étudiés tout au long de l’année sont laissés au choix du professeur. les classes de Première d’un même lycée n’étudient donc pas forcément les mêmes œuvres.

LA NATURE DES ÉPREUVES

I - L’épreuve écrite

L’épreuve écrite dure 4 heures.

Elle s’appuie sur un corpus de documents et fait référence à un objet d’étude du programme.

1. Les questions sur le corpus

• Une à quatre questions portant sur le corpus et appelant des réponses rédigées peuvent vous être proposées. Ces questions font appel à vos compétences de lecture, vous invitent à établir des relations entre les différents documents et à en proposer des interprétations. Elles peuvent être conçues de façon à vous aider à élaborer l’autre partie de l’épreuve écrite.

• Le nombre de points attribué aux questions n’excède pas 4 points.

2. Les travaux d’écriture

Qu’elle soit ou non accompagnée de questions, l’épreuve écrite vous offre le choix entre trois types de travaux d’écriture, liés à la totalité ou à une partie des textes étudiés : un commentaire, une dissertation ou une écriture d’invention. Cette production écrite est notée au minimum sur 16 points quand elle est précédée de questions sur le corpus, sur 20 quand l’épreuve ne comporte pas de questions.

Le commentaire porte sur un texte littéraire. Il peut également vous être proposé de comparer deux textes. Vous devez composer un devoir qui présente de manière organisée une interprétation du texte.

La dissertation consiste à conduire une réflexion personnelle et argumentée à partir d’une problématique littéraire issue du programme. Pour développer votre argumentation, vous devez vous appuyer sur les textes du corpus ainsi que sur vos lectures et votre culture personnelles.

L’écriture d’invention permet de mettre en œuvre d’autres formes d’écriture que celle de la dissertation ou du commentaire. Vous devez écrire un texte, en liaison avec ceux du corpus, suivant des consignes précisées dans le libellé du sujet.

Fondée sur les contraintes littéraires des genres inscrits au programme, l’écriture d’invention s’inscrit dans les orientations suivantes :
- article (éditorial, article critique - éloge ou blâme -, droit de réponse...) ;
- lettre (correspondance avec un destinataire défini dans le libellé du sujet, lettre destinée au courrier des lecteurs, lettre ouverte, lettre fictive d’un des personnages présents dans un des textes du corpus...) ;
- monologue délibératif, dialogue (y compris le dialogue théâtral) ;
- récit à visée argumentative sous forme de fable, d’apologue...

Quelques conseils pour la rédaction des travaux d’écriture

Préparez votre travail au brouillon, en numérotant les pages. Rédigez-y de façon détaillée le plan, la présentation de la problématique, les orientations principales.

Veillez à ne développer qu’une seule idée par paragraphe.

Attention à la syntaxe  : privilégiez les phrases courtes, dont vous maîtriserez plus facilement et le sens et la construction.

Pensez aux connecteurs logiques pour exposer vos raisonnements : "d’abord", "premièrement", "deuxièmement", "en premier lieu", "ensuite", "ainsi", "donc", "cependant", "en effet", "car", "par conséquent"…

Soignez la qualité de l’expression, en variant les verbes. Ainsi, un auteur, un narrateur peut "affirmer", "suggérer", "indiquer", "préciser", "insister"… Et les sujets de vos phrases aussi peuvent utilement varier : le narrateur peut en être un, mais un procédé stylistique également : "l’emploi du dialogue rapporté suggère…", etc. Cela vous permet d’appuyer plus solidement vos arguments aux caractéristiques d’un texte que vous citez.

• Enfin, bien sûr : attention à l’orthographe !

II - L’épreuve orale

L’épreuve orale s’appuie sur le travail de l’année répertorié dans un « descriptif des lectures et activités » remis aux élèves par leur professeur en fin d’année scolaire.

Ce descriptif contient des œuvres intégrales et des groupements de textes qui servent à la première partie de l’oral, augmentés de travaux et documents complémentaires et listes des activités annexes (sortie au théâtre ou étude d’une œuvre d’art, une vanité par exemple) qui peuvent être abordés dans la seconde partie de l’examen, l’entretien.

Lorsque le candidat se présente, il reçoit un bordereau d’oral sur lequel figurent son identité, sa série, l’établissement d’origine. Sur ce bordereau se trouve aussi un cadre dans lequel l’examinateur a mentionné les références du texte sur lequel le candidat sera interrogé et la question posée (une problématique) à partir de laquelle le candidat construit sa lecture analytique. Le candidat aura ce bordereau à disposition pendant toute la durée de sa préparation. Au moment d’être interrogé, il le signe et le remet à l’examinateur.

Le reste du bordereau est constitué de deux autres cadres, l’un réservé aux commentaires de l’examinateur justifiant la note donnée sur 10 pour l’explication et l’autre aux commentaires de l’examinateur justifiant la note donnée sur 10 pour l’entretien. Les deux notes sont additionnées.

- La première partie peut porter sur :

>> un texte entier, tel qu’il est mentionné sur le descriptif (cas d’un poème, par exemple) ;

>> un texte plus court que celui mentionné sur le descriptif. Dans ce cas, l’examinateur précise sur le bordereau les limites du texte ;

>> un extrait hors passage, uniquement dans le cadre d’une œuvre intégrale, et qui ne figure donc pas sur le descriptif de l’élève. C’est une pratique rare mais tout à fait légale ! Dans ce cas, l’examinateur tient compte de ce fait dans son évaluation.

En aucun cas cette première partie ne peut porter sur les textes complémentaires inscrits sur le descriptif. Ils ne servent que dans l’entretien.

Il ne s’agit donc pas de réciter son cours « appris par cœur » puisqu’il faut tenir compte de la question posée. Les notes prises en classe constitueront la matière de la lecture analytique.

- La seconde partie constitue un prolongement et un approfondissement sur le texte d’oral et l’objet d’étude. Certains examinateurs questionnent le candidat sur les autres objets d’étude. Il s’agit d’un dialogue entre le candidat et l’examinateur dans lequel ce dernier évalue les connaissances sur le travail de l’année et la culture personnelle. Parfois l’examinateur peut vérifier que la lecture d’une œuvre intégrale a bien été faite, surtout quand la lecture analytique a laissé entrevoir des erreurs grossières ! Il est très facile pour l’examinateur de savoir si un élève a travaillé ou pas et le bagout n’y change rien !

Maths Mélisso organise la préparation à l’oral de l’EAF sous forme d’oraux blancs

dans les conditions de l’examen, par un professeur confirmé, en poste dans un lycée parisien.

Cette épreuve est souvent redoutée des élèves car il s’agit de la première qu’ils rencontrent dans leur cursus scolaire. Ils ne savent pas toujours à quoi s’attendre et entretiennent entre eux des « fantasmes » sur ce qu’il faut faire ou ne pas faire, dire ou ne pas dire. Pour eux, c’est une loterie. Ils colportent entre eux les expériences de leurs aînés avec plus ou moins de vérité. Tant qu’ils n’ont pas été confrontés à cette épreuve, leurs questions et inquiétudes restent en définitive sans réponse.

Même si l’examinateur fait preuve de bienveillance, dans la plupart des cas, en mettant le candidat à l’aise, cette épreuve représente une vraie difficulté pour tous ceux qui n’ont pas l’habitude de prendre la parole et qui ignorent comment conduire leur prestation. Ils perdent leurs moyens en se retrouvant seuls devant un examinateur. Par ailleurs, certains établissements ou enseignants n’ont pas le temps matériel d’organiser eux-mêmes des oraux blancs. L’oral de juin devient l’épreuve du feu.

Les oraux blancs permettent aux élèves de comprendre ce qu’on attend d’eux, de progresser d’un oral à l’autre, de rectifier des erreurs et/ou de compléter leurs explications quand les notes en classe ont été insuffisantes ou mal prises. Ils savent alors « quel genre de questions leur sont posées » comme ils le disent eux-mêmes. Parce qu’un bon entraînement garantit souvent la confiance en soi et la réussite, il est important de pratiquer cet exercice, au moins sur chaque objet d’étude du descriptif. En général, lorsque l’examinateur entend une bonne prestation, il n’hésite pas à noter au-delà de 15/20. Avec le jeu des coefficients, on peut entrer en terminale avec beaucoup de points d’avance qui peuvent compenser une faiblesse dans une autre matière ou permettent d’obtenir une mention. A l’inverse, une mauvaise note à l’oral (et à l’écrit !) ampute les chances d’une belle performance finale. Cet enjeu pragmatique ne doit pas cependant faire oublier que l’élève se construit une culture personnelle et acquiert une formation intellectuelle.

Modalités

A partir des vacances de printemps (en stage ou en après-midi banalisée durant l’année scolaire), les élèves intéressés se rendent à une réunion plénière avec le professeur chargé de ces oraux blancs qui · leur présentera les points de méthode indispensables (comment construire son introduction, à quel moment lire, etc.) et des conseils pratiques. Ce sera l’occasion au professeur chargé de ces oraux blancs de faire partager son expérience d’examinateur aux élèves et à eux de poser leurs questions, même les plus inattendues !

Chaque élève dépose son descriptif (après vérification et validation auprès de son professeur) fait par ses soins, avec tous les textes photocopiés (ils leur seront rendus pour leur épreuve) chez Maths Mélisso. Au fur et à mesure de l’avancement dans l’année, chacun pourra rajouter un objet d’ étude avec les textes.

L’élève vient pour le jour où il s’est inscrit et passe cette épreuve dans les conditions de l’examen. Il recevra un peu plus tard un compte-rendu qui expliquera les points forts et les points faibles de son oral blanc, sauf s’il préfère un entretien individuel plus développé. Il se verra attribuer une note qui lui permettra de mesurer ses progrès d’un oral à l’autre.

Anticiper ses révisions grâce à ces oraux blancs permet de ne pas se retrouver dépassé devant une masse de travail insurmontable juste avant le vrai oral.

Pour toutes les matières, une pédagogie adaptée


MATHS MELISSO COURS PARTICULIERS est agréé CESU

sous le numéro

N/141209/F/075/S/131


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